LaPresse
Les clients sont invités à « chiller » après avoir mangé. On peut y déjeuner avec l’assiette typique Yardman (avec œufs, saucisses et fèves), et y luncher avec un sandwich de salade d’œufs avec un pain saupoudré d’épices du fameux piment scotch bonnet. On peut aussi opter pour un plat de poulet jerk, ou juste un pattie de bœuf ou de crevettes. Tous les pains sont faits sur place alors que la viande est grillée dans le fumoir de la cour. « Plusieurs plats sont authentiques et nostalgiques de mon enfance », mentionne Royden Riettie.
On y sert le réputé café de la chaîne des Blue Mountains, qui se distingue par son goût velouté. Le décor – un invitant mélange de mobilier industriel épuré et de murales – témoigne des intentions de la famille Riettie de donner une image moderne de la culture jamaïcaine.
Kingston et Paris, les aînés des cinq enfants de Royden, étaient derrière le comptoir lors de notre visite. On y a aussi croisé leur mère Jodi. « C’est une affaire de famille », se réjouit son mari, qui mentionne attendre un permis d’alcool et qui compte ouvrir au public le local situé à l’étage, « avec la vibe d’un speakeasy ».
En attendant, Royden Riettie – que certains reconnaîtront de l’époque du Buck 15 Espresso – chérit la clientèle déjà fidèle de Pas de problème. Every little thing gonna be all right, le chante si bien Bob Marley, dont le visage est peint sur un mur et dont les disques sont souvent en rotation à la table tournante.
Photographié par François Roy